De découvertes en découvertes au Club AQUA SUD à Harnoncourt

Stany Mahoux et Charline Deheneffe nous présentent la couleuvre à collier et la vipère péliade

Différence entre la couleuvre à collier (natrix natrix) et la vipère péliade (vipera berus).

La couleuvre à collier

  • Sa couleur peut varier du gris au noir avec un collier typique jaune ou blanc derrière la tête. La partie inférieure a une couleur plus claire, souvent blanche en damier noir.
  • Les couleuvres à collier hibernent durant l’hiver et s’accouplent peu après leur réveil en avril ou en mai. Les œufs sont pondus en groupes de 8-40 en juin-juillet et éclosent après 10 semaines d’incubation. Ils demandent une température d’au moins 21 degrés pour éclore : la végétation en putréfaction (tels les tas de compost ou le fumier) fait partie de leurs lieux de ponte préférés. À l‘éclosion, les jeunes ont une longueur de presque 18 cm et sont tout de suite indépendants.
  • N‘étant pas venimeuses, la seule défense de cette couleuvre est la sécrétion par les glandes anales d’un liquide à forte odeur ou encore elle feint d‘être mortes. Elle peut parfois siffler fortement, simuler une attaque en frappant sans ouvrir vraiment la gueule. Il est extrêmement rare qu’elle se défende en mordant.
  • On distingue la morsure d’une couleuvre par deux séries d’empreintes de dents en demi-cercles, la couleuvre mord comme un chien avec ses deux mâchoires.
  • On la retrouve principalement au sud du sillon Sambre et Meuse. En Flandre, l’espèce a disparu de l‘état naturel.

La vipère péliade

  • Petit serpent caractérisé par un corps épais se rétrécissant brusquement au niveau de la queue qui est courte, par une tête triangulaire bien distincte du cou et un museau aplati au-dessus. La coloration est très variable, ainsi que les dessins. Le dos présente en général une bande longitudinale caractéristique, en zigzag, plus foncée et plus nette chez le mâle. Les flancs montrent des taches foncées arrondies. Le dessus de la tête est habituellement marqué d’un dessin foncé en forme de Y, X ou V.
  • Ce serpent occupe des biotopes variés avec un gradient chaleur-humidité: marais et tourbières, taillis, éboulis rocheux, prairies abandonnées. Il fréquente aussi divers habitats artificiels, comme d’anciennes carrières et surtout des voies ferrées qui constituent souvent un habitat favorable pour l’espèce. De manière générale, les sites occupés ont un tapis herbacé dense avec des zones bien ensoleillées et abritées.
  • En Belgique, les accidents résultant de la morsure sont exceptionnels (aucun cas mortel connu au cours du siècle écoulé). D’un naturel craintif, elle n’attaque pas l’homme, sauf si elle se croit menacée.
  • La vipère pique comme un moustique avec ses deux crochets.
  • En Wallonie, la vipère péliade est peu présente. On a pu observer une dizaine d’individus centré sur la Haute-Meuse. En Flandre, elle se localise en Campine anversoise.

Dernire modification le 12 Février 2008